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Lumière morte

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Fiche de lecture publiée le 22 mars 2018

de Michael Connelly

Bosch est à la retraite. C’est lui qui l’a voulue, c’est lui qui l’a demandée, et c’est chose faite. Et comme prévu, assez rapidement, il s’ennuie. L’action lui manque, comme les montées d’adrénaline que l’on peut ressentir lorsque l’on approche de la résolution d’une enquête.

Et lorsqu’un ancien inspecteur du LAPD, paraplégique suite à un règlement de compte, le contacte pour lui parler d’une affaire non résolue, Bosch se lance, mais pour son propre compte, sans mission de l’autorité.

Et rapidement, plusieurs personnes tentent de le dissuader de reprendre cette affaire. Il y a trop d’enjeux, le risque est trop grand, des personnes haut placées pourraient être impliquées.

Evidemment cela provoque l’effet contraire chez notre jeune retraité, qui n’est pas au bout de ses peines.

Un Bosch un peu surprenant, tout d’abord parce qu’il est écrit à la première personne. C’est Bosch qui raconte l’histoire, et comme il faut souvent revenir dans le passé, cela nous donne quelques monologues auxquels nous ne sommes pas habitués.

Là encore, on retrouve la sagacité de notre héro et sa persévérance coutumière. Tel le Bulldog, lorsqu’il a commencé à mordre, il ne lâche rien, même lorsque la cellule anti-terroriste du FBI se met sur sa route. Bosch, tout fonceur qu’il est, reste très subtil, et sait jouer de ses influences et de ses amitiés pour rester dans la course. Subtilités d’ailleurs qui impressionnent le lecteur, car il faut vraiment beaucoup d’a propos pour avoir la présence d’esprit de répondre correctement lors de certains interrogatoires, et d’être capable de deviner les pensées des uns et des autres. Mais bon, il n’est pas Bosch pour rien.

Ceci étant, Bosch est un peu limite… Il provoque les suspects comme il faut pour que ceux-ci viennent l’agresser chez lui. Fort de son expérience de soldat au Vietnam, il les élimine les uns après les autres, prétextant la légitime défense, et au passage, les forcent à avouer.

Donc, on aime ou on n’aime pas le coté cow boy de notre héro. Le livre, à mon goût, reste une valeur tout à fait correcte. Ce n’est pas le sommet, mais c’est bien tout de même.

L'auteur de cette fiche

Eric Le Meur

Administrateur de ce site web, créateur des Éditions Blanche de Peuterey. Parce que la lecture nous fait du bien, et que grâce aux techniques nouvelles, on peut plus facilement diffuser de bonnes choses.

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