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Le nom des étoiles

Pete Fromm, Totem (Gallmeister), 2016
Où l’on retrouve, 25 ans plus tard, l’auteur d’Indian Creek. Celui-ci est devenu un auteur connu, mais surtout il est devenu père de deux enfants, qu’il élève loin de l’électronique et des jeux vidéos.
Et comme sa réputation le précède, on lui propose de partir un mois surveiller des alevins, c’est à dire ce qu’il avait fait avec succès 25 ans plus tôt.
Impossible d’emmener les enfants avec lui comme il l’envisageait : il y a beaucoup trop d’ours. Encouragé par sa femme, il part néanmoins, car cette vie au milieu des grands espaces lui convient parfaitement.
Et c’est l’occasion d’un nouveau roman, dans lequel il raconte son aventure, ainsi que de nombreux souvenirs personnels qui ont marqué son adolescence et sa vie de jeune adulte. Il intercale le récit des activités, des événements, des personnes qui ont eu de l’influence dans sa vie passée, avec le journal des jours écoulés dans les forêts du Montana.
Que dire de ce nouvel opus ? L’écriture est agréable, vivante, humoristique. L’homme ne se prend pas au sérieux, et il se raconte avec humour.
Mais il se passe bien moins de choses dans « Le nom des étoiles » que dans Indian Creek ; ce qui est normal, puisque d’un côté, il part pour un mois (à peine) et de l’autre, sept mois complets. Pour compléter le récit, Pete Fromm intercale, comme nous l’avons dit, des souvenirs d’enfance. Ce qui donne un résultat… surprenant. Il en ressort un petit côté « bouche trou ». Il s’agit plus d’un livre sur la vie de Pete Fromm que sur son mois passé à surveiller des alevins.
Il en ressort que l’auteur est un père attentif et génial, qui se donne entièrement à ses enfants, et parvient à créer une véritable amitié avec eux. En comparaison, il parle très peu de son épouse, à tel point que je me suis demandé si elle était encore là.
Donc, oui, le livre est intéressant. Mais ce n’est pas un simple récit d’aventures : c’est bien plus une auto-biographie.
Il est préférable, me semble-t-il, d’avoir lu avant Indian Creek.