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 25 août 2025

Molosses

Craig Johnson, Gallmeister 2014, Points Policier 2016
Réédité chez Gallmeister Totem en 2024

Je découvre ce roman un peu par hasard sur une étagère d’une bibliothèque, et je me retrouve plongé dans l’univers du shériff Walt Longmire, en plein mois de février dans le Wyoming, par -25° et beaucoup de neige.
Une succession d’évènements (plus ou moins crédibles…) va amener le shériff à s’intéresser à une casse de la ville, à ses propriétaires et à leurs deux chiens : le propriétaire de la casse, le plus âgé de tous, Geo Stewart, est traîné par une voiture attaché à une corde alors qu’il ramonait sa cheminée ; puis on retrouve un pouce dans une glacière au milieu des carcasses d’auto ; les relations avec le voisin, promoteur immobilier, sont plus que tendues ; la mère du promoteur immobilier, ancienne institutrice de la ville, a une relation avec le propriétaire de la casse…
Et tout se complique lorsque, après une dispute, Geo Stewart est retrouvé mort. Et d’autres morts suivront.
De son côté, le shériff apprend que l’un de ses adjoints veut démissionner ; Longmire, qui rechigne à se faire soigner de ses précédentes blessures, est poursuivi par le médecin local ; il doit préparer le mariage de sa fille ; et les relations personnelles avec son autre adjointe sont intermittentes : le décès de son épouse est encore présent.
Roman sympathique, qui se distingue, pourrait-on dire, par l’ambiance locale et humaine. Où l’on voit que le shériff et son équipe jouent un rôle prépondérant dans la vie quotidienne d’une petite ville américaine, et est amené à régler les problèmes du quotidien qui troublent l’ordre public. C’est cette dimension « sociologique » qui m’a le plus intéressé. On est aux États-Unis, tout le monde a son arme chez lui et s’en sert…
L’auteur a une grande capacité à écrire des dialogues et raconter des événements, « en temps réel ». C’est certainement l’une des forces du roman. Le récit, raconté à la première personne, nous plonge dans le présent de l’action, et nous suivons, presque heure par heure, les découvertes, l’enquête, les manœuvres de Longmire pour garder son adjoint, ses problèmes médicaux, ses relations personnelles. On est un peu surpris par la personnage de Vic, certes une femme de caractère, mais dont le langage et les réactions sont parfois extrêmes. En revanche, le personnage du shériff Longmire est humain et attachant.
L’histoire, quant à elle, est-elle vraisemblable ? C’est là où l’on peut se poser quelques questions. De plus, je ne suis pas habitué à « l’épilogue explicatif », dans lequel l’auteur explique les zones encore incomprises de l’enquête.
Si vous cherchez quelque chose pour vous changer les idées, ce roman est pour vous.