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Surcouf, roi des corsaires

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Fiche de lecture publiée le 16 août 2018, rédigée par Eric Le Meur

Par Arthur Bernède, ré-édité aux éditions Tallandier.

L’auteur, Arthur Bernède, est dans le domaine public. Comme je suis toujours à la recherche de romans d’aventure pour la jeunesse, j’ai trouvé ce livre, en espérant pouvoir l’éditer.

Le récit commence bien : nous prenons connaissance du jeune Surcouf, qui ne tient pas en place dans son collège, et s’en échappe sur une petite barque pour regagner Saint Malo. Si Marcof, grand marin, n’était venu à son secours, l’intrépide gamin ne serait jamais arrivé à destination. Mais devant l’audace de l’adolescent, Marcof accepte de le prendre sur son bateau et de le former à la vie maritime.

Il deviendra le corsaire que nous connaissons, auteur de la prise du Kent, navire anglais pourtant bien plus gros que sa corvette La Confiance.

Jusque là, tout va bien. Le roman entre ensuite dans un récit et des aventures plus rocambolesques. Marcof a épousé une indienne, qu’il a sauvée d’un complot familial. De retour à Saint Malo, Surcouf fait la connaissance de la dame, et les deux tombent amoureux l’un de l’autre. Mais la fidélité de Surcouf le pousse à partir loin de la ville pour ne pas trahir son ami.

Quelques temps plus tard, Surcouf, à l’occasion de la prise d’un navire anglais, retrouve la jeune femme, et apprend que Marcof est mort. Le couple peut donc convoler en justes noces.

Oui mais, en fait, Marcof n’est pas mort, il est prisonnier des anglais sur les pontons. N’écoutant que son sens du devoir, Surcouf renonce à la jeune femme et part délivrer son ami.

Au cours de l’opération, Surcouf est fait prisonnier, mais le premier ministre anglais lui confie une mission auprès du 1er Consul Bonaparte. Mission grâce à laquelle Surcouf et ses compagnons retrouveront la liberté.

C’est gentil. C’est plein de bon sentiments : amitié, fidélité, patriotisme, amour de la Bretagne, foi en l’Église et en sainte Anne, patronne des bretons, respect de l’adversaire.

L’histoire est tout de même peu crédible, et un peu tirée par les cheveux (capillotractée, pourrait-on dire). Je n’ai pas passé un mauvais moment. Mais l’auteur a les qualités littéraires pour faire mieux. En tout cas, il a les qualités pour faire un vrai roman d’aventure ou historique, ce qui n’est pas le cas de celui-ci. Dommage.

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