Accueil > Fiches de lecture > La mélancolie de l’ours polaire

De Mo Malø, Paulsen, 2023
Confiant dans les Éditions Paulsen, j’achète ce livre sans vraiment connaître l’auteur, même si je pense avoir vu passer dernièrement des infos sur quelques-uns de ces ouvrages. Il s’avère que Mo Malø est un pseudonyme, utilisé par l’auteur pour des romans policiers qui se déroulent au Groenland. Je vais également découvrir que celui qui se cache derrière ce pseudo est également auteur de livres que je ne fréquente pas, car je les trouve peu fréquentables…
Mais revenons à « La mélancolie de l’ours polaire ». Notre romancier de polars qui viennent du très grand nord souhaite passer quelques jours au Groenland, pour comprendre la vie et les mœurs de ses habitants, et coller au mieux dans ses récits. Il espère, entre autre, pouvoir participer à une chasse à l’ours polaire.
Il quitte donc compagne et jeune bébé pour partir, après un périple par avions et en traversant plusieurs frontières, vers une ville du Groenland appelée Kullorsuaq. Mo Malø nous explique tout, depuis la perte de son passeport jusqu’à son premier contact avec les habitants, la vie sur place, la sociologie locale, l’ours, la réglementation de la chasse à l’ours. Dans un pays où il fait froid et où la vie est dure, l’entraide est de règle.
Puis nous partons avec lui, juché sur le traîneau de l’un des autochtones, pour un voyage par -40°, à la poursuite du seigneur des glaces.
Échec, pas d’ours, mais quelques gelures au pied, qui ont failli être fatales.
De nouveau, après quelques jours de repos, une chasse en traîneau, avec deux autres groenlandais, pour tenter de trouver un ours.
Je vous laisse découvrir la suite…
L’ensemble est composé de cours chapitres, qui s’enchaînent rapidement. On comprend que l’auteur est habitué à une forme littéraire « efficace », dont l’objectif est de tenir le lecteur en haleine, et le pousser à lire le chapitre suivant. Le texte n’est pas vraiment un écrit, ce n’est pas vraiment non plus un récit oral, une sorte de mélange d’oral-écrit qui donne une ambiance vivante. On termine le livre avec le sentiment d’avoir vécu plusieurs jours dans ces contrées.
Après… Je dois vous avouer que, pour des récits d’aventure, Sylvain Tesson est tout de même le maître…