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Voici la présentation du livre par l’éditeur :
Birdie élève seule sa fille Emaleen en Alaska. Un jour où la fillette se perd dans les bois, elle est secourue par Arthur, un homme taciturne au visage abîmé, qui vit en ermite dans la une cabane au fin fond des montagnes et que la plupart des gens évitent. En dépit des avertissements, Birdie tombe amoureuse d’Arthur et décide de s’installer chez lui avec sa fille. La jeune femme s’estime prête pour cette vie à des kilomètres de toute présence humaine. Elle sait chasser, pêcher et faire un feu. Mais, au milieu de leur isolement, Arthur adopte un comportement de plus en plus étrange. Il disparaît sans prévenir, ne revient parfois pas avant plusieurs jours. Birdie comprend peu à peu que rien n’aurait pu la préparer au sombre secret que cache Arthur, un secret qui fait écho à la nature sauvage de l’Alaska, aussi dangereuse que magnifique.
Le roman d’Eowyn Ivey raconte une histoire intime et saisissante qui nous enchante et nous émeut.
Par Eowyn Ivey, Totem (Gallmeister), 2026
C’est toujours tentant, les couvertures de livres de la collection Totem. Associé à une bonne communication, un prix des lecteurs, et me voilà plongé dans cette histoire en plein Alaska.
Le style m’attire, la vitalité et la précision dans la description de l’ambiance que moi, européen, je n’aurais jamais pu imaginer. Nous sommes dans une bourgade de l’Alaska, assez loin de tout, qui vit au rythme des saisons, et de la nature. Les hommes travaillent, chassent, et viennent se détendre le soir, au bar, où Birdie est serveuse.
Birdie est mère célibataire, elle élève sa fille, Emaleen, qui, par la force des choses, semble assez mure pour son âge ; la confrontation aux difficultés de la vie aide à grandir.
Alors qu’Emaleen, six ans, part à la recherche de sa mère, absente quelques heures, elle se perd dans les bois, et est sauvée par un marginal, Arthur, qui vit seul dans la montagne, dans une cabane. Arthur est bien connu dans le village, ses parents adoptifs sont des personnes respectées.
Petit à petit, une relation de confiance s’installe entre Birdie et Arthur, au point que les deux décident de s’installer ensemble, dans la cabane d’Arthur. Le père d’Arthur, pilote d’avion, viendra régulièrement ravitailler la petite famille, et s’assurer que tout va bien ; car le père d’Arthur, qui connaît bien son fiston, n’est pas tranquille.
Et, de fait, Arthur a parfois des comportement surprenants. Comportements que la petite Emaleen découvre, et qui font peur.
Comme je l’ai dit, le style est captivant. L’auteur a une belle capacité à recréer une ambiance, et décrire la vie dans un bar avec des hommes confrontés à la chasse à l’ours, rugueux et un peu brutes. On découvre petit à petit la vie d’Arthur, de sa famille (d’adoption !) et on devine qu’il se passe quelque chose…
La nature est belle et manifestement bien connue de l’auteur, car il me semble difficile de la décrire ainsi si on ne l’a pas bien pratiquée !
Nature à laquelle je ne suis pas habitué, surtout par la présence des ours. Difficile de se promener comme l’on peut le faire ici sans penser en permanence à l’éventualité de la présence d’un plantigrade sur votre chemin !
L’ambiance humaine, en revanche, m’a moins attiré. Dans ce trou perdu en Alaska, on sent une pauvreté humaine, faite de bière, de bar, de rivalité, et une femme un peu seule pour élever son enfant. Sans parler, au fond, de l’histoire un peu abracadabrantesque d’Arthur, une sorte de conte imaginaire d’Alaska. Parfois je me suis un peu ennuyé, et j’ai lu rapidement quelques pages.
Bref… à découvrir par curiosité.