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 19 janvier 2026

La papeterie Tsubaki

Ogawa Ito, Picquier poche, 2021

Délices japonais, inimaginables pour l’européen que je suis. Douceur, délicatesse, relations humaines, souffrances et regrets néanmoins.
Beauté et complexité de l’écriture japonaise, de l’encre, du stylo-plume, du pinceau, du papier, du timbre…
Et, pour ne rien oublier, l’omniprésence du thé, et accessoirement des mets délicats rencontrés lors des repas au restaurant.
Amemiya Hatoko (Hatoko étant le prénom) est une jeune japonaise qui vient de reprendre la papeterie de sa grand-mère, décédée récemment, ainsi que son activité d’écrivain public.
Hatoko ne connaît pas sa mère, elle a été élevée par sa grand-mère, l’aînée, qui lui a donné une éducation stricte, en particulier dans l’écriture japonaise, pour qu’elle puisse perpétuer la lignée d’écrivain public, fierté de sa famille.
Chaque demande de lettre est l’occasion pour Hatoko de rencontrer des personnes, de s’immerger dans leurs vies pour que les lettres les correspondent. Et pour nous, lecteurs, chaque rencontre est l’occasion de découvrir certains traits de la société japonaise.
Au fil des pages, nous découvrons aussi les relations entre Hatoko et l’aînée, de moins en moins faciles au fur et à mesure que l’enfant grandissait. À tel point qu’elle a fini par se rebeller et partir, sans revenir la voir à l’heure de sa mort.
Tout est écrit avec une grande délicatesse, et simplicité et véracité dans les dialogues.
Une immersion dans les bons côtés de la société japonaise.