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 24 février 2026

Le défilé de Crève-Cœur

Alister Mac Lean, 1974

Si l’on vous dit « Alister MacLean », j’imagine que beaucoup répondront « Les canons de Navarone » ou « Quand les aigles attaquent », éventuellement « HMS Ulysses », magnifique roman de marine. « Le défilé de Crève Cœur » ne fait pas partie des ouvrages ayant laissé une trace indélébile. Il n’empêche que le livre n’est pas sans intérêt, et qu’il peut être un agréable passe-temps pour celui qui est passionné par le Far West, les héros vertueux, les romans sommes toute assez simples (les méchants perdent et les bons gagnent) avec, tout de même, quelques scènes d’action qui de nos jours feraient rire Tom Cruse, mais qui, à l’époque, étaient de qualité.

Alors qu’un train est sur le point de partir avec un groupe de soldats pour porter secours à un fort atteint par le choléra, le shériff local arête un tricheur, Deakin, recherché pour de nombreux délits. Il propose de l’emmener à la grande ville voisine pour qu’il y soit jugé, et vraisemblablement pendu, en profitant du train.

Le groupe des voyageurs est composé d’un colonel de cavalerie, du gouverneur du Névada et de son aide de camp, d’un révérend aumônier du fort, d’un docteur, de quelques autres, et d’une jeune fille, nièce du gouverneur et fille du commandant du fort qui attend les secours. Le train transporte également une vingtaine de soldats avec leurs chevaux.

Au moment où le train s’ébranle, deux officiers, bizarrement, manquent à l’appel. Le train part, et, le lendemain, on finit par découvrir le corps du médecin, mort. Si certains concluent rapidement à une mort naturelle, Deakin, en examinant de plus près le cadavre, montre que le médecin a été assassiné.

Sorte de huis-clos, dans lequel on finit par comprendre que les apparences sont trompeuses.

On est d’accord, le roman a 50 ans… Mais l’auteur sait raconter l’action, les dialogues sont crédibles, et même si, assez rapidement, on se doute de la fin, Le défilé de Crève Coeur est néanmoins un roman qu’il ne conviendrait pas de mépriser.

Le livre a été adapté au cinéma sous le titre Breakheart Pass, en français Le Solitaire de Fort Humboldt, avec Charles Bronson dans le rôle principal.